Samedi 31 janvier 6 31 /01 /Jan 16:51
Bon visionnage!
Par debdoubi
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Jeudi 29 janvier 4 29 /01 /Jan 19:03
 En attendant d'autres photos:



Taourirt (en arabe : تاوريرت) est une ville du Maroc. Elle est située dans la région de l'Oriental.

Anciennement appelée Qasba Moulay Ismaïl, en l'honneur du sultan qui lui offrit ses remparts, la ville tenait une place importante dans la défense du royaume chérifien. Située à la croisée de la route Fès Oujda, et de l'axe commercial entre Sidjilmassa et l'Europe, la ville fut en proie à de longues guerres dynastiques aux XIIIe siècle et XIVe siècle.





Un site intéressant à consulter: http://www.taourirt.net/




Par debdoubi
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Jeudi 29 janvier 4 29 /01 /Jan 17:40

Etymologie

Selon un article de l’encyclopédie de l’islam, « Debdou » (en arabe دبدو) est l’orthographe la plus courante désignant cette petite ville du Maroc oriental, cela peut aussi s’écrire Dabdū. De même on appel un habitant de Debdou un Debdoubi ou Debdoubia, donnant au pluriel Dbadba. Historiquement, il existe trois hypothèses à l‘origine de cette appellation : -La première est liée a la venu des juifs au XIVème siècle et notamment d‘un s‘appelant David Dou (il s‘agit en fait de rabbi David haKohen). -La seconde plus probable se rapporte aux premiers habitants de la région, les nom de Debdou se rapprochant d‘un terme amazigh signifiant entonnoir, la troisième se rapporte a l‘occupation des Mérinides avec le même sens que précédemment, en tout cas Debdou n‘est cité dans les textes qu‘a partir du XIIIème siècle.


 

Voici ce que dit l’encyclopédie de l’islam en ce qui concerne l’histoire de Debdou, elle reprend de façon synthétique l’historiographie exposé par Nahum Sloushz [1] :

«De fondation très ancienne, Debdou a joué un rôle important dans l’histoire du Maroc, occupant une place stratégique entre Fès et Tlemcen qui a fait d’elle l’enjeu de luttes dynastiques. Lors de la répartition effectuée par Abd Al Hakk (1196-1218) entre les tribus Mérinides, elle échut au partage aux berbères Banu Urtajjen qui, chargés de couvrir Fès contre les entreprises des Abd Al Wadides de Tlemcen , en firent la capitale de leur fief; cela lui valut d’être dévastée en 1364-5 par le roi de Tlemcen. Cependant vers 1430, un des chefs des Banu Urtajjen réussit a fonder à Debdou une petite principauté dont les seigneurs conservèrent leur indépendance à l’égard des Wattassides et concurrencèrent même le projet en 1499 de s’emparer de Taza; ce petit État ne disparut que sous le deuxième souverain Sa’id Al Gahlib- Bi-llah qui en 1563 plaça son territoire sous l’autorité d’un pasha. A partir de ce moment, l’histoire de la ville, plutôt obscure se réduit à des conflits locaux entre arabes et berbères. Il n’en reste pas moins qu’au XIX ème siècle, Debdou jouissait encore d’une administration autonome ; la population musulmane dépendant du ‘amil de Taza, qui envoyait son khalifat percevoir l’impôt, tandis que les juifs remettait leur tribut au pasha de Fès. A la fin du siècle après l’avènement de Mawlay ‘Abd Al Aziz (1894) et durant la révolte du prétendant Bu Hamra un berbère nommé Bu Hasira essaya de s’y rendre indépendant ; mais en 1904, la ville et ses environ se rallièrent à Bu Hamra, à l’instigation du juif du nom de Dudu B. Hayda qui fut nommé caïd de Debdou et profita de cette circonstance pour exercer des représailles contres ses ennemis, les juifs d’origine andalous ». Par la suite, le calme fut rétabli par l’occupation française en 1911 qui installa entre autre une base militaire et qui fit de nombreux travaux au niveau des infrastructures routières qui n’existaient pas autrefois en la liant au nord et à l’est avec l’Algérie. Ainsi qu’au travers de la flore par la plantation de forets de pins toujours visibles et utilisés de nos jours. Les événements qui marquèrent l’histoire de Debdou après la décolonisation furent caractérisé par la continuation du déclin de cette ville caractérisé par le départ graduel des populations juives s’échelonnant de 1936 aux années 70 même si depuis elle a largement rattraper son retard du moins sur le plan démographique.

Répartition des tribus musulmanes de Debdou au début du XX ème siècle [1]

I-Tribus ou agglomérations 1.Fractions ou villages 1.1.Sous Fractions etc.



I) Ahl Debdou

1. Les habitant de la vallée de Debdou proprement dit.

2. Ahl Kasba.

3. Ahl Msella.

4. Oulad El Qaela’i.

5. Khelifit.

6. Ahl Bou Ayach.

7. Ahl Rekna.

1.1.Oulad Amara

1.2.Oulad Abid

1.3.Oulad Yousof

Se divisent en deux fractions: 1.3.1.Oulad Ali Ben Ahmed

1.3.2.Oulad Abdallâh Ben Hammou 1.4.Kiadid

1.5.Kouhana. 2.1.Oulad Bouzid

2.1.1.Oulad Ahmed Ben Bou Zid 2.1.2.Oulad Allou

2.2.Oulad Belqacem (Zelqama). 3.1.Oulad Chadhmi

3.2.Oulad Moummou

3.3.Oulad Ma’amar

4.1. Pas de sous groupe particulier. 5.1.Oulad M’barek Ben Dahmar

5.2.Qrarcha

6.1.Rattaché aux Oulad Amara.

6.2.Oulad Sidi Messaoud.

6.3.Oulad Ben Sbaha (Bahada).

7.1.Oulad Qaddour.

7.2.Oulad Ali Ben Tayeb.

7.3.Oulad Chouik Ahl Sebih’.

II)Koubbouyyin/ Flouch

1. Koubbouyyin.

2. Flouch.( Oulad Sidi Belqacem )

1.1. Oulad Sidi Mohamed Qoubbi

1.2. Oulad el Qela’i

2.1. Oulad Saïd Ben Abdelaziz 2.2. Oulad Moulay Ali

2.3. Oulad El Hadj Mohammed Ben Ali

2.4. Oulad Si Mohamed Ben Qaddour

III)Alouana/ Granza/ Sellaouit

1.Alouana

2.Sellaouit

3.Ahl Granza

1.1. Zerahna

1.2. Oulad ‘Ameur

1.3. Oulad Achachba

1.4. Oulad Abdessadoq

2.1. Ahl Mazzer

2.2. Ahl Taghzoud

3.1. Oulad El H’ayyani

3.2. El Athmana

IV)Beni Fachat/ Beni Ouchgel/

1.Béni Fachat

2.Béni Ouchguel

1.1 Oulad ‘Addi

1.2. Oulad Mh’ammed 1.3. Deh’amma

2.1. Oulad Ali Ben Haddou

2.2. Khebbaza.

V)Oulad Ounnan

1. Oulad Ounnan

1.1. Oulad Chemafi

1.2. Oulad Bou Harkou

[1]Sources croisées:

-Nahum Slousch « Les juifs de Debdou », Revu du monde musulman, Paris 1913.

-M. NEHLIL, Notice sur les tribus de la région de Debdou, Bulletin de la société de géographie d‘Alger et de l‘Afrique du Nord quatorzième année-Tome XVI, 1911.

Répartition des tribus juives de Debdou au début du XX ème siècle [1] 

Elle comportait aussi une importante minorité juive (qui constituait en fait la majorité), dont voici l'organisation schématique:

Tribus familles/fractions Origines, ascendances présumées




1.Ben Hammou:

Haron di Chmouel

Ben Soussou Sbiaâ

Avida Asmimen

Zaroual Touita

Salem

Massôd

Ben Zagai

Sbata

Fofo

Lekdim

Soussous Amouchi

Dabid

Ben Waw

Bar Rafaël

H’kika

Tababa

Bziza’h

Bouz’ît

Origine marocaine, autochtone. On peut le rapprocher d’un clan chez Ahl Admer dans la région avoisinant Réchida, les oulad Hammou. De même on peut aussi noter que le chef de la résistance local lors des invasions hilaliennes dans la région au XVème siècle s’appellait Moussa Ben Hammou.

2.Benaïm

Bouch’hata Connue depuis le XVII ème siècle..

3.Aconina

Ben Conina

Tsiguiour

Chouaâ

Pas de précision. Famille peu nombreuse. Alliance avec les cohanim

5.Benguigui

âtsidi

Sbiaâ

Asmimen

Touita Venu du Sahara. Sa présence remonte au XVII ème siècle

7.Bensultan

Benissim

Bentata

Benefraim

Benchmouel

D'origine espagnole sa présence à Debdou remonte au moins au XVII ème siècle

8.Marelli

Ben Harona

Oulad Mniguets

Zemama

Venue de Morella (Espagne) aprés la reconquista.

9.Tordjman

Pas de fraction notée par l'auteur. Remonte du XVIII-XIX ème siècle? Il existe différentes hypothéses quant à son origine: soit c'est une ramification des Bensoussan ou des Marciano soit elle serait du a l'installation un Tordjman a Debdou au cour du XIX ème siècle.

10.Bensaoud

IDEM Rien de précisé à son sujet. Certainement d'origine autochtone

11.Cohen Saqali

Cohen Sabban Archidi

Benaoud Benisrael

D’cheikh

Aryaich Lougzal

Benchmouel Boukaâva

Zagouri Leknouch

Daresther Tsfia’h

Lebagdadi

Naâs Benoughraba

Lebitiwi

Hamiza

Akouch Lefsoukh

Benbouzi Elbouz

Benmchich Enbouz

Bennafha

Benzamila

Ben’hida

M’Khelef

D’Icohen

Mhigan

Benchmiân

Barmalil

D’Imagrod

L’mokhalt

Aouz Eregba

Bousseta

Tmiss

L’aâjya

Tamar

Roubin 1. Les Cohen Saqali ont une origine aaronide de la ligné de Tsadoq. Ils sont originaires de la ville de Séville.

12.Bensoussan

Coulilef

Bentana

Bziz

Mrika

Douieb

Soussan

Boussabaniya

Benbéridi

Ben Chimon

Brihem

Manina

Benâlou D’origine autochtone. Cependant E.M fait allusion aux origines sérapharades des Ben Soussan. Présente a Debdou depuis au moins le XVI éme siécle

13.Marciano

Belchguer

Ben Ako

Ako

L’herher

Limama

L’khihel

Ben Aouizer

Ben Bibi

Mchicho-L’himmer

Bihi

Alouga

Ben Ychou

Ben Yaza’h

Originaire de Murcia puis Réfugiée à Tlemcen après la reconquista , elle part à Natisdalet (Tadislat ) avant de se rendre à Debdou au XVIème XVIIème siècle.A noter le départ récent des populations juives Sépharades venues après la reconquista (qui autrefois étaient nombreuses ) suite à l’annexion d’Israël après la seconde guerre mondiale. La ville compte aujourd’hui approximativement 5000 habitants.


[1] Sources croisées:

-Nahum SLOUSCH «Les juifs de Debdou», Revu du monde musulman, Paris 1913.

- M. NEHLIL, Notice sur les tribus de la région de Debdou, Bulletin de la société de géographie d‘Alger et de l‘Afrique du Nord quatorzième année-Tome XVI, 1911.

- Eliyahou Marciano... [et alii.] conception et réalisation Renée Fugère, Joseph Cohen .«Une nouvelle Séville en Afrique du Nord : histoire et généalogie des Juifs de Debdou (Maroc)» / , ed Élysée, Montréal [2000?].


 


 

Considérations générales

Aujourd’hui cette liste a connu peux de changement, mise à part le faite que ces groupes ont désormais perdu leur caractère tribale et se sont totalement sédentarisés. Bien qu’il faut tout de même faire attention, au niveau de la classification qui est malgré tout incomplète et artificielle. Incomplète car au seul échelon du douar on peut trouver quatre ou cinq souches différentes, elles ne sont pas toute citées ici. Artificielle car ces groupes sont en mouvement et des alliances existent entre elles de telle façon qu’a partir de la deuxième ou troisième génération les groupes finissent par se confondre tandis que d’autres se divisent en divers branches (sans parler des migrations).De plus les versions peuvent changer au cours du temps selon les dire des témoins ex: les Oulad Ma‘amar prétendent descendre de la haute Moulouya dans la notice de Nehlil tandis qu‘ils disent venir d‘Andalousie cinquante ans après. Ainsi comment définir géographiquement et historiquement une tribu appartenant à Debdou proprement dit ? Doit on comme la fait Nehlil y inclure les Alouana et les Beni Fachat en rejetant les Beni Riis, même si on sait bien que les Alouana habitent au fond d’une vallée parallèle celle des Béni Riis? Ou comme Lecomte y inclure toute les tribus vivant dans et autour de Debdou en une seule, même si il s’agit de deux entités géographique séparées comme la fait Michel Lecomte? Toutefois il est important de préciser que cette catégorisation correspond à une volonté du protectorat français de « recenser, localiser, délimiter les ensembles tribaux à tout les niveaux […] Il s’agissait de reconnaître aux espaces tribaux une certaine légitimité, de différencier clairement ensemble berbérophone et arabophone et d’une certaine façon de diviser pour régner en isolant les ensembles humains en réalisant un découpage amincissant calqué sur les découpages tribaux » [1]. Mais avec pour avantage de coller aux réalités humaines, aux finages aux modes de vie nécessaire pour les administrer. On peut donc la considérer dans le contexte actuel comme une démarche de recherche d’identité. Cette liste est donc encore aujourd'hui brulante d'actualité. D’ailleurs il n’est pas anodin que l’on retrouve cette catégorisation dans son dossier [2]. On peut rajouter qu’il colle encore à une réalité aujourd’hui; ainsi on retrouve encore des traces des antagonismes locaux entre les différents quartiers. Il existe toujours une identification forte à l’appartenance à une famille et à un quartier ou à un douar. Même si il faut nuancer cela par l’arriver de nouveaux immigrants ces dernières années et au développement de la ville et surtout de la modernité qui commence à faire changer quelque peu les mentalités.

[1] Jean-François Troin dir., Maroc Régions, pays , territoires , ed Maisonneuve& Larose, Tarik, Urbama, La Riche 2002, Page 17.

[2] Mamoun NACIRI, l’Étude architecturale et plan de sauvegarde de la kasbah de Debdou rapport et diagnostique, 2005.

Les tribus musulmanes

A la liste il faut rajouter la division en groupes familiaux des ou lad Amara, des Kouanha, ainsi qu’un groupe des Ahl Debdou qui ont fusionnés avec les Béni Riis, devenant des Oulad Bou Chefra fraction des Oulad Bou Gza. Il est a noter que Michel Lecomte regroupe les Ahl Debdou en trois grandes fractions différentes: Le Mellah, Les Mrassane et les Fraouna. Les Mrassane comprenant les Ahl Msella, les Ahl kasbah et les Koubbouyyin quant aux Oulad Ounnan ils l‘ont été plus tard administrativement. Les Fraouna quant à eux comprennent les Oulad Amara, les kiadid, les Oulad youssof, les ahl Sellaouit et les ahl Rekna. A ce propos il faut aussi noter la sédentarisation de groupes auparavant nomades ou semi nomades qui auparavant séjournaient à Debdou durant l’hivernage, comme les Zouas et qui se sont peux à peux installés à Debdou ces 30 dernières années. Ce tableau nous montre l’importance du fractionnement de la population en tribus, fractions sous fractions, groupes familiaux. C’est le reflet d‘un fort particularisme local, il aisé d’imaginer les problèmes que cela a du poser en l’absence d’une autorité forte, comme durant la période qui succède la déchéance de Bou Hamara. En reprenant les propres terme de Nehlil qui résume bien la situation c’est : « l’anarchie générale […] Les temps deviennent propices pour le règlement de compte arriérés qu’elles ont eu entre elles. L’oussiya (les représailles) se pratique partout et tend à supplanter la loi; les Chioukh et les miads eux-même voient leur autorité méconnue: personne ne peut commander et nul ne veut être commander ». Aujourd’hui cette liste a connu peux de changement, mise à part le faite que ces groupes ont désormais perdu leur caractère tribale et se sont totalement sédentarisés.

Les tribus juives

Il est intéressant de voir la particularité des juifs de Debdou qui tout comme ses voisins musulmans se fractionnent en multitudes de tribus, avec des antécédents à Djerba notamment comme le rappelle si bien Nahum Sloushz. Ce qui favorise les particularismes locaux mais surtout comme on peut s’en douter aux antagonismes entre celles ci. C’est au travers de conflits latents et rémanents à travers les siècles opposant les deux grands groupes locaux que sont les Morciano (ou Marciano) et les Saqali (ou Sqali) que ceux ci transparaissent. Les origines plus ou moins légendaires attribuées à ces tribus de même que leur ancienneté à Debdou jouent un rôle particulier, notamment au travers de l’influence qu’elles ont au sein des autres tribus, c’est pourquoi elles sont revendiqués et peuvent prêter à polémiques. Ainsi par exemple Nahum parle de l’étymologie du nom des Saqali remettant en cause l’origine antique et sacré, revendiquée par les Cohen Saqali (bien qu’il soit théoriquement extérieur aux conflits, cela peux prêter à confusion) Idem pour les Saqali qui reprochent aux Morciano qui leur refusent de reconnaître les droits de priorité des Saqali sur le Mellah lors de leur expulsion du Dar Mechâal. Ces derniers les considèrent comme intrus à Debdou car les Morciano au contraire des Saqali résidaient à Tatsidalt, c’est à dire la Kasba El Makhzen avant d’habiter à Debdou. Si on compare ce tableau a celui fourni par les renseignements que nous donne Nehlil corroborer par les informations donner par Sloushz on remarque les erreurs qui ont pu être commises, ex: les Nissim dans l'analyse de Nehlil constitue une tribu à part entiére alors qu'en réalité il ne s'agissait que d'une fraction des Béni sultan, il y a aussi l'appellation qui différe ex: les cohanim sont appellés “Kouhana”. Mais pas uniquement, c'est aussi surtout révélateur d'un phénoméne qui a débuté bien avant ce qu'on a pu le croire. En effet si elle ne sont pas citées c'est qu'elles n'étaient tout simplement pas la au moment ou on les a répertoriées. Cela peut être du au fait que ces tribus aient émigrés à cause de l'insécurité qui a régné durant la période d'instabilité, entre le XIX ème et le début du XX ème siècle. Nahum Sloushz dit lui même: “un certain nombre de familles [...] quittérent Debdou et allérent s'établir à Taourirt et à Berguent, ou dans les autres stations crées par les autorités militaires françaises: ils y sont attirés par la sécurité plus grande” [1]. D'autres familles séjournent ailleurs qu'a Debdou tout en gardant des liens (familliaux, commerciaux) notamment dans les grandes villes du Maroc et de l'Algérie. Déjà vers 1950 le Mellah est abandonné; et fin 70 il n'y a plus aucun juif résidant à Debdou.

NB: Il est à noter que tout comme à Djerba,on ne laissa aucun Lévite s’installer à Debdou peut être pour éviter une concurrence inamicale comme la implicitement fait comprendre Nahum Sloushz.

[1]Nahum SLOUSH, les juifs de Debdou,Revu du monde musulman, Paris 1913 page 12.

Géographie

Géographie physique

D’un point de vue physique et structurel, Debdou ce situe à 33° 59' 9N de latitude et 3° 3' 4W de longitude à 957 mètres d’altitude dans un enclavement « au pied du flan droit de la vallée de l’oued Debdou (affluent de la Moulouya) qui s’élève en muraille perpendiculaire à 80 mètres au dessus du fond » entouré de massifs, barrant la route aux plaines fertiles du nord du Maroc avec notamment celle de Tafrata et de Sedjaa incontournables de par le fait qu’une route secondaire (n°410), la relie avec les principales villes du nord de la région et notamment Taourirt à 53 km plus au nord. Cette dernière s’étend plus à l’est vers les monts Jerada et à l’ouest vers Guercif et Taza. Les massifs constituant l‘entourage de Debdou sont : les monts Zekkara, Beni Yala, Beni Bou, Zeggou, Gaâda ou plateau de Debdou (1615 mètres) qui a des saillies prononcées et tombent en falaise et dont le talus et marqué par la présence de nombreux pins et chênes vert, genévriers dont l’origine anthropique se remarque par l‘organisation en bandes parallèles du massif forestier , de même un cordon de lauriers roses et un oued en précisent le thalweg.

Géographie administrative 

D’un point de vu administratif, Debdou ce situe au sud de la région de l‘oriental, et plus précisément dans la province de Taourirt incluse dans la wilaya d‘Oujda : province créee par le décret du 9 avril 1997 suite au partage de l‘ex région de la province Berkane-Taourirt. Avec l‘annexion du cercle Debdou appartenant à la province de Jérada. La province de Taourirt comprend une superficie de 8541km2, soit une population de 180000 habitants dont 106000 résidents en milieu urbain et comprenant 3 municipalités et 3 cercles concentrant 11 communes rurales.

La structure urbaine 

La structure urbaine se découpe à trois niveaux en partant du centre historique et des développements annexes: sur le flanc droit de la vallée au niveau supérieur l’on compte la source de Tafrant lieu touristique récemment aménagé comprenant plusieurs chalets. C‘est un lieu proche de la nature, et dont la portée touristique ne cesse de s'affirmer depuis quelques années. Sur un plateau voisin se dresse la kasbah Mérinides dite du caïd Ghomriche datant du XIII ème siècle dont le site classé au patrimoine mondial de l'Unesco fait l'objet de recherches archéologiques.

La seconde est constitué autour du Mellah en contrebas de la vallée, c’est ici autour de la « grande rue » partant de la route principale que l’on trouve le centre ville qui se remarque par la présence d‘entrepôts et de boutiques et donc d’une activité importante , et par ou transitent les principaux flux de trafic humains et commerciaux. Tout autour c’est développé un bâti plus ou moins dense et dont le développement semble être en continuité avec le centre. La discontinuité caractérisant la troisième partie de la ville en « périphérie », ce sont les douars. C’est une partie caractérisée par ses particularités identitaires assez fortes de par son ancienneté, en effet on la remarque par la présence d‘anciennes bâtisses en argile (de couleur rouge) ou en pisé, et elle est assez fragmentée en différents quartiers ou localités dont la plupart se situent sur des versants montagneux ou de collines et qui sont (pour certain) en désuétudes ,ex: Lamssalla, Bou Ayach, Khelifit, Oulad Choui. A cela, on peut y rajouter une quatrième partie plus récente correspondant au développement plus ou moins anarchique de la ville, comprenant notamment les quartiers de khor et de Haouch. Ces derniers viennent juste d'etre rattachés au centre ville et de se doter d'un réseau d'assainissement.

Économie

En ce qui concerne l’économie de Debdou elle est organisée notamment autour d’une culture irriguée traditionnelle (en « Bour ») autour de la ville, de l’artisanat ainsi que de l’élevage d‘ovins de bovins et de volailles. Elle bénéficie d‘une faune, et surtout d‘un flore riche qui lui donnent certains avantages notamment le romarin très prisé pour la confection d’huiles essentielles, et l'alfa. Cependant on remarque que l’organisation physique de l’espace autour de cette ville la rend partiellement isolé excentré et enclavé par rapport au reste de la région ; ce qui fait que d’une certaine façon d’un point de vue géographique, l’on peut la relier aux espaces de Hauts Plateaux de l’Est même si son ouverture sur le Nord tend a réduire cet effet. Ainsi on constate une polarisation effective avec le Nord et l’Est, que l’on remarque par la présence de lignes de bus et de taxis effectuant quotidiennement le trajet entre Debdou et Taourirt et vers l’ouest en direction de Guercif, Taza.

Les relations qu’entretien Debdou avec Taourirt sont d’autant plus importantes en terme de flux humains et de produits que c'est la plus grande ville à être reliée directement à Debdou qui comporte des débouchés notamment pour sa production fourragère (de 19443680 UF/an en 2005) et son cheptel d’ovins, caprins, bovins (197990 têtes en 2005) conséquence qu’il faut lier au premier souk moutonnier et bourse nationale du bétail du pays, de même, elle constitue aussi des débouchés pour l’économie pastorale des hauts plateaux du sud de l’oriental. Dont il est important de remarquer certaines caractéristiques: en effet Debdou a longtemps était situé sur le passage des tribus sahariennes vers Taza qui se sont aujourd’hui en grande parties sédentarisés tel que les Zouas. De plus il faut noter la présence du souk hebdomadaire du mercredi qui sert à l’achat de produits de nécessités domestiques comme les produits alimentaires (ex: fruits et légumes), la lessive, le textile et la quincaillerie ou d’autres matériaux alimentant l’artisanat local comme par exemple la ferraille (pour la fabrication de portes, de grilles de fenêtres et de balcons, de rampes etc.), le bois, sans compter les matériaux de construction dans le secteur du bâtiment sous l’impulsion des RME et du gouvernement: bâtiments administratifs, caserne militaire plus au nord, et l’équipement ménager très inégal selon les foyers et le niveau de vie (télévisions, paraboles, machines à laver, frigos et plus récemment l’arriver de l’informatique ).

Debdou se trouve en périphérie des grands axes de l’économie régionale sans pourtant en être éloigné en constituant une zone de transition avec un sud moins dynamique, c’est a dire de « la périphérie de la périphérie ». En effet, sa dotation en équipement dans une zone relativement isolée et pauvre de la région, l'a hissée en chef lieu de cercle, elle a aujourd’hui des prétentions plus large à long terme au rang de capitale provinciale comme sa consœur Taourirt a côté de laquelle elle fait encore figure de petit Pousset.


 

Sites internet 

Quelques orientations pour ceux qui s'interessent à l'histoire des juives sur ce site:

Blog(s)

Forums ou discussions 

ouvrages accessibles en ligne

  • (fr) http://www.berberemultimedia.com/bibliotheque/auteurs/Nehlil_BSGAAN_1911.pdf [archive] Le voyage de Mr Charles De Foucauld (canonisé par le pape en 2005). Reconnaissance au Maroc. C'est un des premier français à s'être rendu à Debdou. Les temps n'étaient pas sur à l'époque, et ce dernier à parcouru le Maroc de long en large à ses risques et périls et en à fait une description pointu et vivante. La plus compléte depuis Léon L'Afriquain.
(fr) http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k200835s.notice

Par debdoubi
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Jeudi 29 janvier 4 29 /01 /Jan 17:13


Voici une extrait de soirée à Debdou (koubiyenne) qui se passait en 1993 (ça commence à remonter)
Par debdoubi
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Jeudi 29 janvier 4 29 /01 /Jan 15:36
Bienvenue à toutes et à tous sur ce blog dédié exclusivement à la ville de Debdou, ses habitants et sa région et plus en particulier Taourirt en passant par Flouche, Tafrata, etc.

Vos commentaires et suggestions pour améliorer ce blog sont les bienvenues d'autant plus que je suis un novice dans ce domaine.

Je vous propose de commecer par quelques photos de Debdou et ses environs.

Par debdoubi
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